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LE BLOG

Sugano Seiichi, la mobilité d'un géant - par Jean-Marc Chamot

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Sugano Seiichi, né en 1939 à Otaru (en Hokkaido) avait pratiqué le judo sérieusement plus de six ans lorsqu'il lut un article de magazine qui parlait de l'Aïkido. Il se présenta au Hombu dojo de l'Aïkikaï à Tokyo en 1957 et rencontra Kisshomaru Ueshiba alors responsable de la maison mère. Après un an de pratique, il devint l'un des Uchi Deshi de O Senseï. Il resta au Hombu dojo jusqu'en 1965 puis partit pour l'Australie, initialement pour accompagner son épouse australienne dans la famille de cette dernière. Ayant beaucoup fréquenté les militaires américains auxquels il enseignait, il s'adapta sans problème à ce nouveau pays, lui qui n'était jusqu'alors jamais sorti du Japon et il y resta et y enseigna l'Aïkido jusqu'en 1979.
Lorsque sa vie familiale changea, à l’invitation de son ami Tamura Nobuyoshi, il s'installa ensuite en Belgique pour neuf ans, animant alors régulièrement des stages dans toute l'Europe, et particulièrement à Par…

Explorer le travail à genoux...

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Le travail à partir de la position Seïza est certainement l'aspect de notre pratique qui exprime le plus le lien culturel avec le Japon. Comme tout ce qui est traditionnel n'est pas nécessairement bon, tâchons d'examiner plus précisément l'intérêt d'un tel exercice.
Pour cela il nous faut définir précisément quels sont les objectifs que l'on souhaite atteindre. Faire de l'Aïkido pour faire de l'Aïkido, sans questionner sa pratique, c'est prendre le risque de se blesser ou de passer à côté de quelque chose. L'aspect vague et mal défini de notre discipline est fort gênant, mais c'est en même temps une bénédiction puisqu'il nous pousse à nous interroger et donc à grandir.
1. Objectifs culturels Si l'on a des objectifs de connexion avec la culture japonaise il nous faut dans un premier temps définir de quelle culture nous parlons.
Exploration 1 : effectuer un peu de recherche sur la façon de s'asseoir des japonais à travers les âges.
Rema…

Devenir soi

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Le Budo est souvent décrit comme un système d'éducation à base martiale. Le mode de transmission employé est le plus souvent le kata. Il s'agit de répéter une forme pré-établie afin de l'acquérir puis d'intégrer les principes corporels et stratégiques qu'elle contient.
Ce mode de transmission a été choisi pour de multiples raisons. Si certaines d'entre elles sont très probablement culturelles, il semble évident que le kata existe aussi parce qu'il est efficace pour transmettre une compétence combative. Bien sûr, le kata n'est pas la seule étude nécessaire à la préparation au combat, le travail libre est aussi fondamental. Cette seconde étape est d'ailleurs rarement abordée de nos jours.
Un maître et un élève Ce qui m'intéresse de décrire aujourd'hui c'est l'impact de la pratique du kata sur l'individu. Ce type de transmission implique un sachant et un apprenant. Autrement dit un maître et un élève. Cela semble logique. Là où le bât b…

Dragon Magazine n°28 / #1 : Ushiro

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Le dernier Dragon Magazine spécial Aïkido vient de sortir. Il change de nom et s'appelle à présent "Self & Dragon Spécial Aïkido". Voici l'édito que j'avais écrit :
Le signe de la martialité L'exemplaire que vous tenez entre les mains a pour dossier central « Ushiro Waza », les techniques arrières. Faisant logiquement suite au numéro traitant de Zanshin, ce nouveau thème nous rappelle que les origines de l'Aïkido ne sont pas (que) celles du duel réglé à armes égales. Comme le souligne Benoît Hauray, attaquer par derrière signifie une profonde rupture avec les codes moraux et sociaux. Et cela vient directement questionner notre rapport à ce que nous appelons entre Aïkidokas la « martialité ». Si le mode opératoire mis en place pour une telle étude est très variable d'une école à l'autre, de nombreux experts soulignent l'intérêt de ce travail pour permettre l'ouverture des perceptions de l'adepte. S'il a été jugé fondamental par les c…

L'aigreur de l'Aïkido

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Il arrive régulièrement que l'on rencontre des pratiquants déçus par l'Aïkido. La discipline n'a pas correspondu à leurs attentes, leur idéal de pureté a été floué par un professeur ou des pratiquants n'incarnant que l'expression d'un ego surdimensionné...
Cela est certainement malheureux, car nombreux sont ceux qui ont néanmoins pu goûter les bénéfices de cette pratique.

Aussi, on se retrouve souvent à blâmer les « mauvais professeurs » et les « pratiquants ineptes » qui n'ont « rien compris au film ». Il me semble, a contrario, que ces derniers expriment simplement une faille qui existe dans l'Aïkido. Cette faille est purement mécanique : les techniques de l'Aïkido ne fonctionnent pas !


Toutes les techniques ? Non ! Seulement certaines. On peut même dire qu'en fait il ne s'agit pas des techniques, mais de la manière dont elles sont effectuées. En somme, la forme ou le style sont cruciaux. Il y a mille façons d'effectuer ikkyo. D'une cert…

Arikawa Sadateru, le maître de l'ombre - par Jean-Marc Chamot

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J'aimerais revenir sur la personnalité d'un de ces personnages discrets qui ont souvent joué des rôles considérables dans l'histoire de l'Aïkikaï de Tokyo, à savoir Arikawa Sadateru (1930-2003).
Lors de mes visites au Japon dans les années 80, je n'avais malheureusement jamais trouvé le temps d'assister au cours du mercredi que cet expert –à la réputation de pratiquant pour le moins « rugueux »– donnait à la maison mère où il avait commencé à pratiquer en 1948. Aussi, lorsqu'au début des années 90, Gérard Gras, Président FFAB de la Ligue d’Île-de-France, a proposé de l'inviter par l'entremise de Stéphane Benedetti, j'ai été ravi par la perspective d'avoir enfin la possibilité de suivre son enseignement. Je n'ai pas été déçu car Maître Arikawa s'est véritablement révélé conforme à sa réputation de personnage original. Il était de taille moyenne –celle d'un japonais de sa génération– mais très solidement bâti. Sa chevelure formait…